L'indépendance du verbe est un cabaret-chansons temporairement volant et à jamais utopique, qui s'invite et s'invente dans le salon de celles et ceux qui s'offrent d'accueillir sa poésie.
Michel Hermon
au piano : Christophe Brillaud
chante Léo Ferré : Bobino 1969
samedi 30 mai 2026 à 20h - Paris 3è
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Il n'est guère besoin de présenter Michel Hermon : comédien, metteur en scène et chanteur lyrique, il a joué sur les scènes les plus variées, souvent les plus grandes.
Les multiples talents de Michel Hermon lui ont également donné l'occasion de croiser et d'interpréter la chanson de grande tradition, celle des Damia, Piaf, Ferré ou Prévert pour rester dans les classiques français mais aussi celle de Kurt Weill, Cole Porter, Fassbinder ou Lou Reed.
Et puis Michel Hermon c'est aussi la traduction en français des Larmes amères de Petra von Kant ou encore, comme on dit aujourd'hui, un seul-en-scène : Phèdre (de Racine) à lui tout seul.
Cet éclectisme démesuré et brillant nous séduisait depuis longtemps... au point, à l'occasion d'une rencontre, d'oser lui proposer de venir chez nous. Mais accepterait-il de chanter dans le cadre libertaire mais modeste de L'Indépendance du verbe ?
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Quelques liens :
- La Marseillaise (Ferré) par Michel Hermon
- À l'invitation d'Hélène Hazera l'épisode de Chanson Boum avec Michel Hermon à propos de son récital
- Tout savoir sur Michel Hermon
- Une archive de 1969 : un extrait de l'historique récital de Ferré !


Eh bien, figurez-vous que oui ! Et ce sera pour son récital Ferré : Bobino 69 qu'il nous fera l'amitié de sa présence. Reprenant la conduite précise du concert du grand Léo (Michel y assista), il nous interprétera quelques-uns de ses classiques mais aussi des chansons moins connues et tout aussi puissantes. Croyez-moi, voir Michel chanter La marseillaise à quelques mètres de vous, c'est quelque chose :
C'est dans les champs qu'elle traîne son cul
Où y a des croix comme les oiseaux
Des croix blanches plantées pour la peau
La peau des autres bien entendu !
Celle-là on peut jamais la voir
À moins d'y voir les yeux fermés
Et l'périscope dans les trous d'nez
Bien allongé sous le boul'vard
Alors bienvenue pour ce revival du légendaire concert que "le Monégasque"(*) donna neuf mois seulement après mai 1968. Il n'est pas interdit de penser que notre concert entrera, lui aussi à son tour, dans la légende...
(*) : clin d'oeil à Louis Arti

